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Lidl assure la promotion du made in France

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : B. Merlaud

Chez Lidl, il faut en effet savoir que chaque opération thématique autour d'un pays (la semaine italienne, la semaine espagnole, etc.) est organisée de la même manière.

C'est la filiale du groupe, dans le pays d'origine, qui met en avant une sélection de produits issus de ses propres fournisseurs.

Les quantités disponibles sont définies à l'avance, les prix sont estimés en fonction des volumes qui seront commandés. Les acheteurs des autres pays font le déplacement, goûtent les spécialités et passent commande, sur place, pour les opérations qu'ils ont prévu d'organiser.

Cette semaine, donc, c'est Lidl France qui invite. C'est la deuxième fois que la filiale fait la promotion de ses fournisseurs hexagonaux sous la forme d'un vrai petit salon, et c'est la première fois que les offres mises en scène incluent autre chose que du vin.

Le vin, évidemment, reste le premier produit emblématique de la France que les autres Lidl d'Europe sont venus chercher. 2000 références sont ainsi disponibles à la dégustation cette année.

500 produits alimentaires complètent l'assortiment présenté et Lidl en promet déjà le double pour l'an prochain.

Les acheteurs passent commande sur tablette

A la différence d'un vrai salon, ce ne sont pas les fournisseurs qui tiennent des stands. Seuls les produits font le show, avec de quoi les consommer chauds si besoin.

Les acheteurs consultent sur la tablette qui leur est remise les prix et les volumes, passent une commande (ferme) s'ils le désirent et les quantités disponibles s'ajustent en temps réel.

"Nous proposons aux 25 pays d'Europe un package complet, avec le marketing, les photos, etc." , détaille Michel Biero, le co-gérant de Lidl France responsable des achats.

Cette organisation, très bien rodée, permet aux différentes filiales de monter facilement des opérations thématiques pointues. En même temps, Lidl y trouve un moyen de négocier des volumes plus importants auprès de ses fournisseurs.

En France, le distributeur, qui ne veut plus être qualifié de hard discounter, en profite aussi pour s'ouvrir (modestement) à la presse et faire ainsi savoir qu'il vend surtout des produits français dans ses magasins hexagonaux.

S'adresser aux ministres

"70% de notre assortiment permanent est français et provient essentiellement de PME françaises, appuie Michel Biero. Nous travaillons avec plus de 600 fournisseurs dans l'Hexagone."

Le message est autant destiné aux consommateurs qu'aux élus. "Il y a encore des ministres qui sont persuadés que nous vendons surtout des produits allemands, se désole Michel Biero. Nous devons communiquer davantage sur ce que nous faisons."

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