La nomination d'Emmanuel Macron appréciée par le patronat
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- Auteur : B. Merlaud
A 36 ans, celui qui n'aime pas "être enfermé dans une case" affiche déjà un riche parcours. Diplômé d'abord de philosophie, il marquera ensuite la promo 2004 de l'ENA. Direction alors l'Inspection des Finances, puis la banque d'affaires.
Ayant su séduire Peter Brabeck, grand patron de Nestlé à cette époque, Emmanuel Macron devient millionnaire, raconte Libération , en pilotant en 2012 le rachat par Nestlé de la branche aliments pour enfants du groupe Pfizer.
Sitôt fortune faite, le jeune homme entre à plein temps dans l'arène politique. Directement comme secrétaire général adjoint de l'Elysée, auprès de François Hollande. D'abord "intime de Michel Rocard" , Emmanuel Macron avait misé dès 2007 sur l'avenir présidentiel de François Hollande plutôt que sur celui de Dominique Strauss-Kahn.
Réputé pour sa "plasticité idéologique" , l'ancien banquier a même été approché par l'entourage de Nicolas Sarkozy , mais il est resté socialiste. Ses travaux au sein de la commission Attali sur la libération de la croissance française ont en partie inspiré le pacte de responsabilité.
Nommé ministre de l'Economie dans le nouveau gouvernement de Manuel Valls, Emmanuel Macron s'attire déjà les éloges du patronat. "Je l'ai vu à l'œuvre dans la commission Attali, c'est un homme de réforme et de mouvement" , salue Geoffroy Roux de Bézieux, le vice-président du Medef.
Emmanuel Macron a l'économie = bonne nouvelle ! Je l'ai vu a l'œuvre ds la comission ATTALI , c'est un homme de réforme et de mouvement
— G Roux de Bézieux (@GeoffroyRDB) 26 Août 2014
Arrivé ce 27 août dans son nouveau bureau à Bercy, le ministre devrait très vite reprendre à son compte le projet de loi sur le pouvoir d'achat que préparait Arnaud Montebourg. Il travaillera avec Carole Delga, reconduite dans ses fonctions de secrétaire d'Etat et chargée du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire.
A Emmanuel Macron, donc, de ferrailler contre les monopoles en tout genre. Mais ce fidèle de François Hollande ira-t-il contre le président sur le dossier de l'ouverture de la vente de certains médicaments à la grande distribution ? La rumeur prête au président de la République une inclinaison à pencher plutôt, sur ce dossier, du côté de Marisol Touraine (toujours ministre de la Santé), qui s'évertuait à défendre les pharmaciens face à Arnaud Montebourg.