Jean-Paul Charié : « On nous a fait un beau bras d’honneur »
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Auteur : Propos recueillis par Bertrand Gobin
Linéaires : Comment se fait-il que la circulaire initiale ait été complétée par celle du 28 août, beaucoup plus permissive ?
J.-P. Charié : Je sais qu’il y a eu une pression, des questions, en plein mois d’août, de la part des préfets qui s’interrogeaient sur les demandes des enseignes. Qui a pris la décision de faire rédiger la circulaire du 28 août ? Je ne veux pas savoir d’où ça vient. Ce que je sais, c’est qu’il n’y a pas eu d’excès de zèle de la part de Jean-Christophe Martin. Sur des sujets comme celui-là, les services de la Dcaspl sont aux ordres du politique…
Pourquoi avez-vous mis tant de temps à réagir et à prendre la mesure des centaines de milliers de m² créés via cette circulaire ?
On s’est réveillé mi-septembre quand on s’est aperçu que des enseignes étaient en train d’en profiter pour faire n’importe quoi et ouvrir des tranches de 1000 m² dans des entrepôts, qui plus est en nous disant « regardez, on vous fait un beau bras d’honneur ».
Certaines enseignes ont été plus réactives que les autres…
Ce que je dis est grave : il y a objectivement chez certains distributeurs une culture qui les pousse à dire « je ne détourne pas la loi, je m’assieds dessus », une culture à jouer solo, à être en permanence des francs-tireurs. C’est dans leur culture d’avoir découvert et trouvé la petite faille législative pour s’y engouffrer et en faire une énorme faille économique.
Jean-Paul Charié : « On nous a fait un beau bras d’honneur »