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Filières U : « changer le système pour que la transition agricole puisse se faire »

Coopérative U a présenté le projet Covalo avec l'association Pour une agriculture du vivant (PADV), plusieurs industriels (Vico, McCain, Pasquier, Bonduelle, etc.) et des acteurs privés et publics. Cette coalition réunit tous les maillons de la chaîne pour cofinancer la transition agroécologique d'exploitations agricoles entières, et pas seulement une culture prédéfinie comme dans un contrat tripartite. L'occasion de revenir avec Bertrand Morand sur les différents sujets qui font le fort de la stratégie RSE de l'enseigne sur ses produits MDD.
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  • Auteur : Propos recueillis par Augustin Cotreuil

Comment Coopérative U a-t-il commencé à s'engager pour de meilleures pratiques agricoles ?

Nous avons découvert l'agroécologie en travaillant sur la réduction des substances controversées (pesticides, antibiotiques, démarche initiée en 2012 par l'enseigne) utilisées pour la matière première de nos produits U. Nous nous sommes rendus compte qu'il fallait changer le système pour que cette transition agricole puisse se faire. Les GMS avaient l'image des appels d'offre et des cahiers des charges indigestes pour les agriculteurs. Nous avons donc remonté la chaîne alimentaire pour nous mettre autour de la table avec eux. Nous nous sommes de cette manière lancés dans la construction de filières en synergie, de façon matricielle, plutôt qu'un fonctionnement uniquement à la verticale. Nous avons commencé à signer des contrats tripartites, en définissant des plans de progrès avec les agriculteurs pour répondre à la demande sociétale en sujets environnementaux, de bien-être animal, etc. Notre poulet à la marque U a ainsi pu passer en sans antibiotique bien plus tôt que prévu, dès avril 2017.

Quels sont les principes de l'agroécologie que vous appliquez à vos contrats tripartites avec les filières ?

Le système agronomique est porté par des techniques très cadrées à base d'engrais chimiques, ou de travail du sol notamment par le labour. Mais ce dernier détruit toute la matière organique présente dans la terre. L'agroécologie, elle, se base sur le sol, un sol vivant et non pas comme support de culture. [...]