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Exil fiscal : Michel-Edouard Leclerc précise sa position

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : B.M-D.

Interrogé lors de la matinale d’Europe 1 hier matin, Michel-Edouard Leclerc a défendu le droit de l’acteur Gérard Depardieu " à jeter un pavé dans la mare ". Néanmoins, pas question de cautionner "la moindre démarche d’exil fiscal ", précise-t-il dans son blog où il a rédigé une mise au point, s’estimant "instrumentalisé" .

Ces précisions concernent notamment la fiscalité : "A force d’empilements et de décisions conjoncturelles sur lesquelles on ne revient jamais, je suis convaincu que notre fiscalité est devenue contre-productive" . Quant à l’exil fiscal, pas question de participer à l’halali contre Gérard Depardieu : "Il avait raison de poser publiquement le problème (…). Doit-on continuer à faire semblant de ne pas le voir, au risque de constater dans quelques mois que cette hémorragie va peser réellement sur nos recettes fiscales ? "

Enfin, quelques mesures fiscales du gouvernement sont à nouveau mises en cause par le président de Leclerc. La hausse du forfait social sur la participation et l’intéressement ainsi que la réforme qui met fin à l’exonération des heures supplémentaires porteront selon lui " un coup au pouvoir d’achat ". Les allers et retours sur la TVA sur les livres et sur la restauration sont jugés "illisibles ".

En guise de conclusion, Michel-Edouard Leclerc préfère " qu’on réinvente un système fiscal cohérent qui permette de garder (ou d’attirer) les investisseurs et les riches, tout en leur demandant de participer à la solidarité nationale et au désendettement (quitte à conserver quelques niches)."

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