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Comment Picnic fait rimer automatisation et rentabilité

Huit ans après son lancement, le service de livraison néerlandais Picnic est désormais rentable aux Pays-Bas. Un fait notamment rendu possible par l’ouverture de son premier entrepôt automatisé à Utrecht. Notre reportage sur place.
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  • Auteur : Thibaut Le Moal
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Un avant-goût futuriste. À Utrecht, quatrième ville la plus peuplée des Pays-Bas, Picnic a inauguré en 2022 son premier entrepôt automatisé. Un écrin démesuré de 43.000 m² qui a nécessité 100 millions d’euros d’investissement. S’y affairent 500 personnes (jusqu’à 800 quand l’activité l’exige), de la réception et du tri des marchandises à la préparation d’environ 100.000 commandes par semaine. De quoi approvisionner quotidiennement les 8 hubs de la ville batave.  

À l’intérieur, l’automatisation est le maître mot. Le bâtiment est équipé de 14 km de convoyeurs répartis sur différents niveaux. Ils offrent un spectacle mouvant quasi permanent avec 250.000 totes (des bacs) en transit dans l’entrepôt. Le système repose sur le principe « goods-to-man », signifiant que les produits viennent à l’homme. L’inverse de ce qui se fait traditionnellement dans ce secteur. L’opérateur en place sur une des cinquante stations de picking que compte le bâtiment est amené à prendre le(s) produit(s) sur le bac à sa droite pour le(s) placer dans celui de gauche, selon les indications de son écran.  

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