Pour la transaction, la valeur de base de l'entreprise est fixée à 600 millions d'euros.
"Cette opération contribuerait à la croissance du réseau multiformat de Carrefour sur son marché domestique" , se réjouit le distributeur français dans un communiqué publié le soir du 20 juin.
Officiellement, Carrefour ne s'avance pas davantage sur la concrétisation de ce rachat. Mais en interne, on ne voit plus vraiment ce qui pourrait faire achopper la négociation.
Cette acquisition, évidemment, reste encore soumise à la consultation des instances représentatives du personnel de Dia France et à l’approbation des autorités de la concurrence.
A fin décembre 2013, Dia France comptait 865 magasins (dont 230 en location-gérance ou en franchise) et 9 entrepôts. Le chiffre d'affaires sous enseigne, 2,2 milliards d'euros, était en recul de 11% sur un an et l'EBITDA s'effondrait de 36%.
Le réseau Dia aura vocation à passer sous les enseignes de proximité urbaine de Carrefour. Son implantation en Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte-d'Azur intéressait notamment beaucoup le Français.
Ironie de l'histoire
Ce rachat, au passage, représente aussi une sacrée ironie de l'histoire. En 2011, Carrefour s'était séparé de l'ensemble du groupe Dia sans aucune contrepartie, le capital du discounter étant redistribué aux actionnaires du Français afin de calmer leur mécontentement.
Aujourd'hui, Carrefour se voit contraint de mettre 600 millions d'euros sur la table (dont 200 à 300 M€ de reprise de dette) pour récupérer un parc qui lui appartenait encore il y a peu, et qui ne représente que la branche la plus en difficulté de Dia.