Dans son édition du 2 novembre, le magazine Auto Plus publie un palmarès des enseignes qui ont le plus augmenté leurs prix pendant la pénurie de carburant.
Selon le magazine, ceux qui auraient profité de la crise sont d’abord Leclerc, Système U, Shell et Avia (entre 6 et 11 centimes de hausse par litre).
En milieu de tableau , on trouve Carrefour, Casino, Agip, Auchan, BP, Esso et Elan (4,4 à 5,5 centimes de hausse par litre). Les bons élèves de ce classement sont Elf, Total, Intermarché et Cora, avec des hausses de 2 à 4 centimes par litre de carburant.
Pour établir son palmarès, Auto Plus s’appuie sur des relevés effectués dans plus de 300 stations, en deux vagues : le 6 octobre, puis le 27 octobre.
Des approvisionnements différents ?
Ce classement ne porte que sur les hausses de prix moyens, par enseigne, entre les deux dates. C’est une façon de pointer du doigt les « profiteurs », qui ont fait valser les étiquettes à la faveur de la crise.
Mais ces hausses peuvent aussi être liées à des approvisionnements différents. Pour éviter les ruptures, certaines enseignes ont pu aller chercher ailleurs, y compris à l’étranger, le carburant manquant. Ce qui a un coût. Leclerc et U, pointés ensemble, achètent justement leur carburant en commun : voilà sans doute une partie de l’explication.
Le tableau ne tient pas compte non plus de la compétitivité de chaque distributeur. Ainsi, Total et Elf sont de bons élèves, même s’ils ne pratiquent pas du tout les mêmes prix. On parie que Leclerc, la plus mauvaise enseigne dans cette enquête, ne laissera pas passer l’affront en répliquant sur le terrain du discount ?