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Les produits de la mer sortent enfin la tête de l’eau [B.M-D]

16 Juin 2008

Enfin les indicateurs sont au verts pour les produits surgelés de la grande bleue. Selon l’Ofimer, le marché s’est valorisé de 6 % en 2007, et ce qui est peut être encore plus positif : les volumes ont suivi avec une croissance de près de 2 %.
Bien sûr, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les très grands perdants sont les saumons fumés, les soupes et les surimis surgelés, avec une baisse à deux chiffres de leurs volumes déjà peu élevés. En revanche, les coquillages ont fait une très bonne année, avec une croissance de leurs volumes de 10 % et une légère amélioration de leur pénétration (+ 2 pts à 41 %). Les plateaux de coquillages farcis gagnent les bacs, même si ce n’est que sur de courtes périodes. « Désormais, c’est la variété des coquillages sur un même plateau qui devient originale », explique Claude Uhel chez Gelmoor[, dont les assortiments de coquillages farcis sont référencés chez Leclerc, Système U, Intermarché et Casino.]

Prix moyen au kilo : + 3,5 %

Mais une question reste en suspens. Le rayon fera-t-il les frais d’une hausse du prix de la matière première ? Tout porte à le croire, même si l’inflation a été relativement raisonnable sur 2007, avec seulement 3,5 % sur la totalité des produits aquatiques surgelés. Sur les quatre premiers mois de 2008, la tendance reste la même. Chez Maggi, leader des poissons cuisinés deux personnes, on constate que le prix moyen au kilo a augmenté de 3,7 % sur la période par rapport à la même époque en 2007.
A quoi peut-on s’attendre ? Le poisson blanc augmente. En colin d’Alaska, les prix avaient déjà grimpé de 40 % entre 2004 et 2007. La diminution de 25 % des quotas de pêches sur le MSC en début d’année n’a rien arrangé. « Le prix des crevettes n’augmente pas encore car la hausse du coût de l’aliment n’a pas encore été répercutée, analyse à l’Ofimer Philippe Paquotte. Le saumon reste élevé par rapport à il y a trois ans, mais inférieur aux prix de 2006 ; il risque néanmoins d’augmenter étant données les difficultés rencontrées par l’aquaculture au Chili. »
Le rayon aura-t-il la place pour accueillir de nouvelles espèces, comme il l’a fait l’an dernier avec le panga et, dans une moindre mesure le tilapia ? Rien n’est moins sûr. En attendant, déjà connues en Asie, certaines espèces comme le Atka (SN Global) attendent de briser la glace.

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