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Les petites surprises des Supermarchés Match [B. Merlaud]

21 Mai 2019
Louis Bouriez, PDG des Supermarchés Match

Les Supermarchés Match ont encore fait progresser leur bénéfice en 2018, avec un chiffre d’affaires en légère croissance. L’enseigne régionale, déjà championne du fait maison, teste sa première cuisine en magasin et prépare l’ouverture de corners vrac au concept Day by Day.

Le distributeur, qui exploite aujourd’hui 116 supermarchés dans le quart nord-est de la France, aura finalement été le premier à fermer ses magasins sans perspective de redressement (le réseau comptait 159 sites en 2013). Un épisode douloureux désormais bien digéré, qui permet à l’enseigne du groupe Louis Delhaize (qui possède aussi Cora) d’enchaîner une quatrième année de croissance de ses résultats. Le rapprochement aux achats avec Carrefour en 2014, pour les négos avec les grandes marques, n’étant pas non plus étranger à la bonne tenue des comptes du distributeur.

(en millions d'euros) 2016 2017 2018
Chiffre d'affaires 1 052 1 050 1 055
Excédent brut d'exploitation 22 31 46
Résultat net 3,6 9,9 13,5

Source : distributeur et comptes déposés

"On ne pourra pas faire la différence sur le Coca ou le Nutella, mais les clients viennent chez nous pour la zone marché et le fait maison, ce que nous appelons les produits préparés par nos soins", commente Louis Bouriez, le PDG des Supermarchés Match.

Le dernier concept de l’enseigne, baptisé "Good Food", recentre l’enseigne sur l’alimentaire, pousse la fabrication sur place, les partenariats locaux et le bio (revoir le reportage à Saint-Nicolas-de-Port paru en mai 2018 dans Linéaires). Déployé sur une quarantaine de supermarchés l’an dernier, il amène en moyenne 5 à 7 points de croissance du chiffre d’affaires. Une autre quarantaine de conversions est programmée pour 2019, le reste du parc devant être remodelé l’an prochain.

"On n’était pas nous quand on vendait des canapés, résume Louis Bouriez. Nous avons repensé en profondeur notre modèle en revenant à nos fondamentaux historiques, les produits frais. Et nous enregistrons des performances qui nous confortent dans nos choix, nos indicateurs de satisfaction clients atteignent des niveaux inédits."

Encouragé par le succès de ses "PPNS", S. Match teste depuis deux mois, dans son magasin de Fournes-en-Weppes (59), une offre de produits "cuisinés par nos soins" : des plats traiteur fabriqués sur place, en collaboration avec le chef étoilé Nicolas Pourcheresse (pour l’instant sans son nom sur les barquettes).

Plus original, S. Match s’est aussi rapproché de Day by Day, une enseigne spécialisée dans la vente d’épicerie en vrac (48 magasins franchisés ouverts en cinq ans), pour imaginer un concept de corner vrac dans ses supermarchés. Les réflexions entre les deux partenaires, en cours, seraient bien avancées.

Sans le médiatiser, S. Match a également noué un partenariat avec Amazon pour installer des "lockers" à l'entrée de ses supermarchés. Une centaine de magasins sont déjà équipés des casiers de l'Américain. "Nous étions pionniers en France sur le sujet", apprécie Louis Bouriez.

Fort de son repositionnement et de l'adhésion des collaborateurs au projet "Good Food", le distributeur a investi dans une inédite campagne de communication. Depuis quelques jours, un film est diffusé au cinéma et sur les réseaux sociaux, relayé par de l'affichage, vantant les engagements de l'enseigne.

Le nouveau film des Supermarchés Match :