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La position d'Intermarché sur les états généraux de l’alimentation [B. Merlaud]

10 Novembre 2017
La position d'Intermarché sur les états généraux de l’alimentation

Intermarché milite pour une transparence des prix obligatoire à chaque maillon de la filière et va lancer une brique de lait détaillant la construction de son tarif. Le distributeur souhaite également un encadrement des promos, mais réclame, au nom du pouvoir d’achat, la possibilité de compenser les hausses de prix à venir par des baisses sur d’autres produits.

"Pour que les agriculteurs bénéficient bien des mesures envisagées par les états généraux de l’alimentation, nous voulons que le gouvernement exige de tous les acteurs une transparence sur les prix, plaide-t-on chez Intermarché. La transparence, c'est simple. Cela consiste à indiquer quelle part revient à qui, pour que le partage de la valeur soit juste et équitable. Certains industriels jouent le jeu, mais d'autres non."

Forts de leurs propres usines, les Mousquetaires ont prévu de faire la démonstration de cette transparence directement auprès du public. Début 2018, Intermarché lancera une brique de lait où seront détaillés les prix payés aux différents maillons de la filière. Avec comme nom "Les éleveurs vous disent merci", elle fera évidemment écho aux différentes briques de lait équitables qui fleurissent déjà en rayon (C’est qui le patron, Faire France, etc.).

Dans le but, également, de sécuriser les revenus des agriculteurs, Intermarché plaide pour un renforcement de la contractualisation. Il signe déjà des engagements portant sur trois ou cinq ans auprès d’éleveurs de porcs, pour un total de 700.000 animaux par an. Un chiffre qu’il va bientôt porter à un million.

Le distributeur, c’est nouveau, commence aussi à signer des contrats pour soutenir des éleveurs dans leur conversion au bio.

Des promotions "démesurées"

Si Intermarché appelle de ses vœux une encadrement des promos, c’est qu’il estime qu’elles sont devenues aujourd’hui "démesurées", du fait d’un "usage extravagant".

Le distributeur, toutefois, affiche son souci de ne pas pénaliser les consommateurs en rémunérant mieux les agriculteurs.

"Il faut nous laisser compenser les hausses de certains produits par des baisses sur d’autres produits où le monde agricole n’intervient pas, lancent les Mousquetaires, sans plus de détails. C’est ça être également commerçants."