Selon les observations d'Olivier Dauvers , Carrefour teste des tarifs moins chers en drive qu'en magasin.
Une position difficile à justifier devant les clients, mais qui se révèlerait flatteuse pour l'image prix de l'enseigne si elle était pratiquée à grande échelle.
En mettant sur la place publique les prix pratiqués par les enseignes, les drives ont en effet ouvert la voie aux comparaisons.
Il est donc tentant, pour une enseigne, de donner à voir une image plus flatteuse en améliorant sa compétitivité en ligne, sans toucher aux prix des magasins en dur.
Olivier Dauvers cite, sur certaines catégories de produits, des écarts de prix de l'ordre de 3% entre les hypers visités et leur offre en drive. Avec jusqu'à 14%, ponctuellement, sur des références de l'univers bébé, un rayon très représenté en drive.
Mais rompre ainsi avec la promesse jusqu'à présent répandue de pratiquer "les mêmes prix qu'en magasin" est un jeu dangereux. Face au client, la position est intenable. Comment les courses préparées par un employé peuvent-elles se révéler moins chères que celles réalisées en libre-service ? Comment justifier dès lors la visite en magasin ? Carrefour n'a pas encore réagi à la publication de ces informations.
Olivier Dauvers édite avec la société A3distrib l'étude Drive Insights, tirée de l'aspiration automatique des informations des sites de drive des enseignes. Chaque mois, il rend public un classement des enseignes selon les prix pratiqués sur les marques nationales.
Pour aller plus loin
A lire dans le numéro de février 2014 de Linéaires
Le nouveau comparateur de prix exclusif de Linéaires. Des relevés qui intègrent les marques majeures, les marques mineures et les PME, les MDD et les produits frais de la zone marché.
Pour la première fois, une image complète de la stratégie tarifaire des enseignes !