LINEAIRES / LA DISTRIBUTION / Les actus / Carrefour développe la blockchain sur la tomate

.

Carrefour développe la blockchain sur la tomate [A. Beautru]

5 Juillet 2018

Après le poulet fermier d’Auvergne en mars, c’est la tomate qui adopte la blockchain chez Carrefour.

Pour le consommateur, cette technologie permet une traçabilité inédite. Tous les acteurs de la chaîne alimentaire renseignent les principales interventions réalisées, comme la date et le lieu de plantation, le mode de culture, etc. Ces données présentant l’avantage d’être infalsifiables. C’est donc la tomate coeur Filière Qualité Carrefour qui inaugure ce procédé au rayon fruits et légumes.

En scannant le QRCode présent sur la barquette carton, le consommateur est conduit vers un site Carrefour sur lequel il est invité à renseigner le numéro de lot imprimé sur le film plastique.

Sur des tomates achetées, par exemple, le 5 juillet à Cesson-Sévigné (35), on apprend que le plant qui a donné ce fruit a été produit chez un pépiniériste du Lot-et-Garonne. Qu’il a été mis en terre le 23 avril à Puimiclan (47), à 13 km de Marmande, origine qui figure sur l’emballage. On découvre les visages des producteurs, la famille Da Ros . Que cette tomate a été cultivée sans herbicides et récoltée à la main.

L’impasse est en revanche faite sur une date clé, celle de la récolte. On la déduit, à 48 h près, en parcourant la documentation en annexe et grâce à la date de réception des tomates à la station de conditionnement des Paysans de Rougeline, pour une mise en barquette à 14 km de l’exploitation, le 2 juillet.

Quelques éléments, du producteur ou du distributeur, viennent enrichir le discours sur le mode de production et d’agréage, en général.

L’initiative de Carrefour pour partager avec les consommateurs l’information remontée de ses fournisseurs est appréciable.

Le distributeur aurait pu aller plus loin, en faisant preuve de plus de transparence sur ses propres actions (transport, stockage, etc.). Carrefour complète, en revanche, la fiche avec des conseils de conservation et même des idées recettes.

Neuf producteurs du collectif Rougeline, basés autour de Marmande et du Roussillon, sont impliqués. Leur production est distribuée dans les rayons depuis 2015 et devrait s’écouler à 250 t en hypermarché cette année.

Après la tomate, l’oeuf, l’orange, le lait, le saumon, le rocamadour et la poularde rejoindront la liste de produits concernés avec, a terme, la volonté de Carrefour de couvrir la centaine de Filières Qualité Carrefour avec cette technologie blockchain.