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SES teste des étiquettes de gondoles munies de puces NFC [Marc Reidiboym]

10 Juillet 2012

Le fabricant d’étiquettes électroniques de gondoles (EEG) SES a choisi d’associer à ses étiquettes la technologie NFC (Near Field Communication ou Communication en Champ Proche). Celle-ci permet d’identifier un article ou une personne via une puce repérée à courte distance (quelques dizaines de centimètres au maximum) par l’émission d’ondes radio. C’est cette technologie qui est utilisée dans les expériences récentes de paiement sans contact, menées par exemple à Nice.

Cette fois, l’idée consiste à placer la fameuse puce dans l’EEG elle-même. Certes, l’étiquette est déjà conçue à la base pour réagir aux ondes radio : ce sont elles qui permettent de modifier son affichage à distance. Mais la technologie NFC utilise des ondes et surtout des émetteurs d’une autre nature que les antennes RF employées pour balayer – de nuit, le plus souvent – la totalité des étiquettes du magasin.

C’est donc au moyen d’un smartphone équipé NFC que l’on fera réagir, individuellement et à courte distance, l’étiquette du produit visé. Pour faire entrer les mobiles dans l’aventure et concevoir les indispensables applications, SES s’est associée à l’entreprise lilloise Phoceis. Cette dernière est connue notamment pour avoir conçu l’appli "My Auchan".

En approchant son smartphone de la nouvelle EEG, on identifie le produit plus rapidement et plus facilement qu’avec un code 2D à flasher (QR Code ou autre). Ensuite, la démarche est classique, le mobile associe à chaque produit un contenu récupéré via Internet. Exemple : la composition détaillée, qui permet au consommateur allergique d’éliminer les produits à base d’arachide en approchant simplement son portable de chacun d’eux.

L’autre atout de la technologie NFC, c’est de permettre une véritable interaction avec l’étiquette (et non une simple identification) : l’information circule dans les deux sens. Il devient ainsi possible de concevoir des applications dédiées au chef de rayon et sécurisées, où celui-ci modifierait directement le prix d’un article en magasin, corrigerait un affichage erroné sans passer par le back office. A voir la fréquence des erreurs d’affichage sur EEG, on peut penser que les enseignes seront intéressées par ce dispositif.

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